No Friends but the Mountains: Women of the PKK Guerrrillas
Kurdistan, Iraq
Région frontalière Turquie-Irak, Kurdistan. Helin est originaire de Diyarbakir, au sud de la Turquie. Depuis l’âge de 5 ans, elle a vu des policiers entrer dans sa maison pour torturer son père, sa mère et son frère et détruire leurs biens. ‘En Angleterre, les enfants ne souffrent pas ainsi’’ dit-elle, ‘’j’étais trop petite pour faire quelque chose, mais j’ai décidé que quand je serais assez vieille, je le ferais. Je me suis jointe au PKK à l’âge de 13 ans.’’ Durant les années 1980, parmi les rangs de la guérilla du PKK ou du Kurdistan Workers Party, on rapportait une douzaine de femmes combattantes. Bien que le nombre est inexact, un commandant nous a dit que plus de 10 000 soldats du PKK s’assemblent dans des camps montagnards de l’autre côté de la frontière iraquienne, risquant leur vie dans des affrontements journaliers contre l’armée turque – ils accusent les représentants militaires du gouvernement de cruelles atrocités portant atteinte aux droits, humains et la suppression d’une nation de 14 millions de personnes. Par contre, ce qui n’est pas communément rapporté, est le fait que le tiers des combattants kurdes sont des femmes. Dans tous les conflits, de la Bosnie à la Palestine, les femmes ont fait partie de ceux tombés au combat, mais y a-t-il eu un tel exode de femmes quittant leur famille pour porter des armes sur un territoire étranger? Chacune de ces femmes a une histoire de la famille laissée derrières elles. Venant de milieux et même de pays différents, chacune a vécu une expérience la menant à sa décision de se battre et qui est au coeur de sa loyauté envers la cause PKK. Et chacune d’elle croit que ce sacrifice de quitter leur foyer, mari et enfants en vaut la peine.
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by anthropographia
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